Source : L’association pulmonaire Québec et la société canadienne du cancer


Cancer du poumon

Au 19e siècle, le cancer du poumon était relativement rare. Au 20e siècle, il est devenu une maladie courante, qui est aujourd’hui la principale cause de mortalité et de morbidité liée au cancer.


Qu'est-ce-que le cancer du poumon ?

Le cancer du poumon est une maladie causée par le développement désordonné de cellules anormales dans les poumons. Ces cellules anormales, dites cancéreuses, n’accomplissent plus les fonctions de cellules normales. Au contraire, elles se multiplient et détruisent les tissus sains du poumon.
Le cancer du poumon se forme dans les cellules du poumon. Les poumons sont situés dans la poitrine, de chaque côté du cœur. Le poumon droit est constitué de trois sections principales, appelées lobes. Le poumon gauche, un peu plus petit, en comporte deux. Les poumons sont tapissés d’une fine membrane protectrice, la plèvre. Celle-ci est constituée de deux couches de tissus ou « feuillets » : un recouvrant la surface des poumons et l’autre bordant la paroi interne de la cavité thoracique. Une petite quantité de liquide (le liquide pleural) est emprisonnée entre les deux feuillets de la plèvre.

Les poumons sont mis à contribution lors de la respiration. L’air inhalé par le nez et par la gorge descend le long de la trachée. La trachée se divise à son extrémité en deux conduits, les bronches gauche et droite, qui acheminent l’air à chacun des poumons. À l’intérieur des poumons, les bronches se divisent en conduits de plus en plus petits et prennent alors le nom de bronchioles. Chaque bronchiole se termine par une grappe de petits sacs d’air, les alvéoles. Le rôle des alvéoles est de capter l’oxygène de l’air que nous respirons pour le transmettre au sang, qui circule ensuite dans toutes les parties du corps. Ce sont également les alvéoles qui débarrassent le sang du gaz carbonique, lequel est expulsé des poumons lors de l’expiration.

Il existe deux principaux types de cancer du poumon :

  • Le cancer du poumon non à petites cellules est la forme de cancer du poumon la plus répandue. Il se développe plus lentement que le cancer du poumon à petites cellules.
  • Le cancer du poumon à petites cellules croît rapidement et se propage souvent à d’autres parties du corps.

Chaque type de cancer du poumon évoluant de manière spécifique, le traitement sera différent selon les cas.

Une forme rare de cancer, le mésothéliome pleural, est souvent appelée à tort cancer du poumon. Le mésothéliome pleural prend naissance dans la plèvre, mais il s’agit d’une maladie très différente d’un cancer se formant à l’intérieur du poumon.


Quelles sont les causes du cancer du poumon ?

Le tabac est le plus grand responsable de cette maladie. La fumée du tabac, spécialement la fumée de cigarette, est reconnue pour être la cause principale du cancer du poumon. L'inhalation de la fumée secondaire présente également un risque de cancer chez les non-fumeurs en raison de ses agents cancérigènes.
Lorsque la fumée de cigarette est combinée à l’exposition de certains produits toxiques en milieu de travail tels l’amiante, les poussières radioactives, l’arsenic ou certains plastiques, les risques d’un cancer du poumon atteignent des proportions alarmantes. De plus, la pollution de l’air, composée entre autres de l’émission de dioxyde de carbone par les véhicules automobiles et des rejets industriels d’hydrocarbures aromatiques polycycliques sont des sources connues d'agents cancérigènes. Le cancer du poumon se développe parfois chez des personnes qui n’ont jamais fumé ou qui n’ont jamais travaillé avec des substances cancérigènes. Dans quelques cas, l’hérédité peut jouer un rôle important.


Manifestation de signes et symptômes

Le cancer pulmonaire s’installe de façon insidieuse. Son dépistage précoce, au moment où il peut être le plus facilement guéri, s’avère difficile. Au début, les symptômes sont peu apparents et dépendent de la région touchée, de la taille de la tumeur, de la gravité de l’obstruction. Parfois, aucun symptôme n’est présent. Ce n'est seulement qu'à partir d’une analyse d’expectorations (de crachats) ou d’une radiographie pulmonaire que le cancer est découvert.

Parmi les manifestations, mentionnons :

  • une toux qui progresse;
  • une toux qui s’accompagne d’expectorations de sang;
  • un souffle court et des douleurs à la poitrine.

La combinaison de n’importe quel de ces symptômes et d'une longue période de tabagisme devrait constituer un avertissement et la nécessité d’un examen médical. Certaines personnes constateront aussi des symptômes généraux : un changement dans la voix, une perte de poids et d’appétit, sans oublier une grande fatigue.


Moyens de dépistage


radiographie pulmonaireLa radiographie pulmonaire peut dépister une excroissance (tumeur) dans les poumons. L’examen cytologique des expectorations fraîches, la bronchoscopie par fibroscope souple, la scintigraphie pulmonaire, la tomodensitométrie, la résonance magnétique nucléaire, la biopsie et même une chirurgie pulmonaire exploratoire, sont des moyens utilisés en clinique pour le diagnostic du cancer du poumon.





Peut-on prévenir le cancer du poumon ?

CESSER DE FUMER DEMEURE DE LOIN LA MESURE DE PRÉVENTION LA PLUS IMPORTANTE. La prévention du cancer devient un moyen des plus sûrs pour s’assurer une belle qualité de vie. Afin de prévenir le cancer du poumon, on doit adopter ces mesures de prévention et d’hygiène: éviter la fumée secondaire, avoir une alimentation équilibrée, riche en fruits et en légumes verts de préférence, vivre une vie équilibrée et bien dormir.


Cesser de fumer se traduit par :

  • des bienfaits pour la santé dans les minutes et les heures qui suivent,
  • une diminution importante du risque d’une crise cardiaque après une seule année sans fumer,
  • un risque d’être atteint du cancer du poumon réduit de moitié, après dix ans sans fumer, des risques s’approchant de ceux d’un non-fumeur après quinze ans sans fumer.

Comment cesser de fumer ?


Vous y parviendrez avec volonté et discipline mais surtout lorsque vous êtes prêt à passer à l’action. Vous surmonterez les obstacles avec l’aide de parents ou d’amis et par des consultations en composant la LIGNE POUMON-9 (1 888 768-6669) de l’Association pulmonaire qui vous offre divers trucs ou moyens pour parvenir à votre but. Il existe aussi différents programmes tels que les timbres transdermiques à la nicotine ou les comprimés de chlorhydrate de bupropion, c'est-à-dire, le Zyban®.

Peut-on traiter le cancer du poumon ?

Le cancer du poumon peut être traité de différentes façons, soit la chirurgie, la radiothérapie, la chimiothérapie, isolément ou en association. Son traitement dépend du type cellulaire, du stade clinique (évolution de la maladie) et de l’état physiologique du malade sans oublier son état psychologique.
Les meilleures chances de guérison sont obtenues par la chirurgie. Malheureusement, chez certaines personnes, le cancer du poumon est dépisté trop tard et la tumeur cancéreuse est inopérable d’où l’importance de la prévention.


En conclusion :


Le cancer du poumon est le cancer le plus mortel autant chez les hommes que chez les femmes. Les femmes qui fument courent les mêmes risques que les hommes de souffrir de cancer du poumon.
La meilleure protection est de ne pas fumer. N’hésitez pas à utiliser les moyens ou les méthodes à votre disposition pour cesser de fumer. Tout symptôme inhabituel, comme de la toux qui s’aggrave, la présence de sang dans les crachats ou des infections respiratoires répétées, doit faire l’objet d’examen médical dans les plus brefs délais.
L’Association pulmonaire peut vous aider à améliorer votre santé et votre qualité de vie. Pour arrêter de fumer, contactez sans tarder le numéro de téléphone suivant : 1 888 POUMON 9 ou pour tout autre renseignement : 1 800 295-8111.


Lexique

Biopsie :
prélèvement d’un morceau de tissus (bronchique ou pulmonaire) pour examen microscopique des cellules.

Bronchoscopie : examen au cours duquel le médecin introduit un tube dans les poumons en passant par la bouche. Le médecin inspecte et vérifie l’état des bronches de chacun des poumons et leurs subdivisions.

Examen cytologique des expectorations : crachats prélevés et examinés au microscope pour déceler la présence de cellules cancéreuses arrachées à la surface de la tumeur.

Tomodensitométrie pulmonaire : exploration radiologique pour obtenir la radiographie d’une mince couche de tissu pulmonaire.